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Etude. novembre 2020

Ce projet participe d’une série de variations chorégraphiques sur le vent, motivées par les restrictions de mouvement et de liberté liées à la pandémie de Covid 19. 

Le vent est utilisé à la fois comme fond métaphorique et comme force cinétique génératrice d’événements. En tant qu’élément naturel - bien que reproduit artificiellement à l’aide d’un ventilateur - le vent peut évoquer un besoin vital de prendre l’air. Mais il convoque surtout différentes façons d’être touché, d'être affecté malgré soi par un flux de sensations et d’informations tactiles et environnementales multiples. Par analogie, la surabondance d’informations que l’actualité génère à travers les médias devient une multiplicité fluante inépuisable qui à la fois stimule et encombre nos imaginaires.

« Des nouvelles du monde » fait référence à cette profusion de voix et d’images qui nous parviennent à travers les journaux. Elles occupent les moindres recoins de notre quotidien, pénètrent nos intimités, organisent nos socialités, nourrissent notre « chair du monde », affranchies de toute possibilité d’interaction immédiate. Seules la vitesse et la force des flux comptent.
 

Que peuvent nos corps face à ces « formations discursives » sans palabres ? Que peuvent nos peaux, nos regards, nos plasticités sensorielles et imaginaires pour entrer en dialogue ?

Que peuvent nos savoirs somatiques, nos capacités de présence et de mises en jeu relationnelles pour émanciper nos visions des représentations stéréotypées du monde?