Le vêtement est un motif récurrent dans un certain nombre de mes travaux, il est directement lié au toucher, à la peau. Il fait signe comme éléments de recouvrement et de découvrement, mais aussi comme figurations et transfigurations du corps. Il est tour à tour un élément d’apparat ou d'appartenance sociale mais s’inscrit toujours dans une sémiotique de l’apparence et de l'image de soi. Il procède d’un rapport langage/peau/style qui couvre et expose simultanément, qui explicite en codant, qui raconte sans nommer. L'usage et la question du vêtement invitent à faire varier les images et les sensations de soi et des autres, à mettre les regards en mouvement et à déjouer les processus d'assignations et d'assujettissement divers.